lundi 14 novembre 2011

Test de Assassin's Creed Revelations


1 an après avoir laissé Desmond en mauvais état à la fin de Brotherhood, l’heure est enfin venue de retrouver notre héro à la limite de la schizophrénie…
En mauvais état Desmond est resté bloqué dans l’animus, noyé dans trop de souvenirs de trop de vies antérieures, il est temps d’y mettre bon ordre sous peine de voir notre cher tatoué y passer.
Après avoir survécu à des batailles dantesques aux quatre coins du monde ce serait idiot…
Nous voici donc de nouveau au contrôle d’Ezio Auditore da Firenze, personnage central des volets II et III de la saga que nous avions laissé au Vatican suite sa confrontation avec la très actuelle famille Borgia.

L’Homme a vieilli, barbe et cheveux gris mais quelques secondes de jeu suffisent à comprendre que ses capacités d’Assassin n’ont, elles, pas pris une ride.
La lame secrète toujours acérée, le saut de biche affuté, toujours prêt à jouer à mettre ses talents au service de la veuve et de l’orphelin mais surtout pour contrer la conspiration templière. (On ne change pas une équipe qui gagne !)
Notre héro s’embarque donc pour Constantinople terre de ses nouveaux exploits.
Afin d’éviter de spoiler tout le scénario de ce nouvel opus je vais vous parler du jeu en lui-même, vous laissant le plaisir de découvrir l’intrigue, pas vraiment secrète, de « Révelations ».
La première chose qui saute à l’œil du joueur averti est le soin esthétique apporté au jeu.
Les cinématiques sont agréables à regarder, la finition ingame est elle aussi de meilleure facture. Jonglant actuellement avec Uncharted 3, j’avoue avoir craint le contraste et pourtant…
Evidemment Uncharted 3 est la référence mais Assassin's Creed Revalations ne vous fera pas hurler.
Plus concrètement, l’idée générale est scrupuleusement la même que dans ses prédécesseurs, les principales quêtes annexes aussi. Rien de révolutionnaire mais on retrouve ce qui nous a fait aimer la série.




Ce qui change :
- Principale nouveauté : Ezio profite de la science martiale turque… Un crochet pour s’agripper plus haut, plus loin. Pratique pour gagner du temps lors des longues, parfois trop longues, escalades des monuments de Byzance.
Comme pour chaque équipement de combat le crochet possède des propriétés spécifiques permettant de nouvelles esquives et de nouveaux finish sanglants.

- La vision de l’aigle a été améliorée. Elle analyse maintenant les personnages plus en détail afin de les cibler mais aussi de deviner certains mouvements.

- L’apparition de grenades diverses et variées est un changement important, vous devrez apprendre à créer des bombes pour toutes les situations, effrayer / tuer / éloigner les gardes ou la population.
D’ailleurs des soldats sont maintenant protégés dans des abris que l’on ne peut atteindre qu’à l’aide de projectiles.

- Lorsque vous avez pris des territoires aux templiers après avoir tué le capitaine de la caserne (d’ailleurs maintenant il ne s’enfuie plus forcément mais se cache) il est possible qu’ils tentent de vous le reprendre. Là apparait un système inconnu dans Assassin’s Creed, il vous faudra user de votre science de la guerre pour utiliser vos points à bon escient pour placer vos apprentis assassins et leurs spécialités à des endroits stratégique du quartier, trouver le savant dosage entre murailles et fantassins pour repousser les assaillants.
Assez amusant les premières fois mais répétitif, heureusement il sera possible ensuite de confier la responsabilité de vos QG à un maitre assassin.

- Justement à propos de vos apprentis, l’obtention du grade ultime a été légèrement revue puisqu’il vous faudra dorénavant accompagner chaque candidat dans une mission en plusieurs parties pour juger de sa valeur.

- Des tyroliennes font leur apparition pour permettre des déplacements plus rapides dans une ville extrêmement vaste. Ce qui n’est pas un luxe sans être réellement indispensable.
Comme vous vous en doutez, les attaques depuis ces tyroliennes sont conseillées et nécessaires pour les défis des guildes.

- A signaler aussi que les affiches à arracher pour perdre en notoriété ont disparu.
Pour le reste, les échoppes et les monuments sont toujours à rénover pour accroitre ses revenus et débloquer de nouveaux équipements. Soudoyer les Héraults pour perdre en vigilance des templiers. Faire les poches des citoyens (des messagers surtout évidemment) pour arrondir ses fins de mois.

Fouiller les recoins sombres en quête de coffres, même s’ils contiennent majoritairement les ingrédients nécessaires à la fabrication des bombes. Les points d’observation et les sauts de l’aigle….




Inutile de faire la liste de ces petits plaisirs restés intacts !
Globalement après une bonne dizaine d’heures de jeu la jouissance apportée par la conquête de ce nouvel univers est aussi grande que dans les précédents opus.
Ezio, Altaïr (oui je spoile un peu quand même) sont dotés d’une panoplie de coups plus importante ce qui est une excellente nouvelle puisqu’après quelques combats l’intensité laissait place à un sentiment de redondance parfois agaçant.
Les nouveautés sans être révolutionnaires, l’amélioration graphique, permettent au joueur de ne pas avoir l’impression de rejouer aux deux premiers épisodes, de retrouver une envie intacte de dévorer la carte, d’avancer, de grimper, d’assassiner avec plus ou moins de tact.
Certes rien de très novateur mais un an après la sortie de Brotherhood il était illusoire de penser acheter un jeu totalement remodelé.
D’ailleurs aurait-ce été vraiment souhaitable ? On ne compte plus les jeux attendus des années pour finalement être déçus par la nouvelle direction prise par les créateurs…

Les fans de la série ne seront donc pas déçus quant aux novices, même s’il est toujours conseillé d’avoir joué aux premiers épisodes pour prendre la mesure de la conspiration et ne pas se perdre dans les méandres de la mémoire endommagée de Desmond, les piqures de rappel leur permettront de prendre en route.




D’ailleurs actuellement des promos permettent d’acquérir la trilogie d’Ezio en neuf à un prix intéressant.

N’oubliez pas que « Rien n’est vrai tout est permis »
« Bref » j’ai joué à Assassin’s Creed Revelations et j’ai –encore- aimé ça !
(Je vous invite aussi à écouter l’excellent « Iron » de Woodkid, qui illustre la publicité).

En résumé en vrac :


Points PositifsPoints négatifs
- Le soin apporté aux graphismes
- La possibilité d’explorer Constantinople, sa map énorme et ses quartiers aux ambiances diverses
- Ne plus courir après les Borgia
- Pouvoir se promener en ville sans déclencher systématiquement des combats
- L’ajout de nouveaux mouvements en combat pour Ezio et l’optimisation des combos.
- La difficulté à battre certains soldats
- Pouvoir obtenir des précisions quant à l’intrigue et l’histoire des Assassins
- Retrouver tout ce qui faisait le charme des jeux précédents
- Le crochet ajouté à l’équipement
- La considérable durée de vie du jeu

- Les bombes ! Même si les ateliers de confection sont nombreux, fabriquer ses bombes est fastidieux.
- Les bombes ! On regrettera les armes proposées par De Vinci… Toujours plus sympa d’avoir des améliorations pour le close combat. On se consolera avec l’énorme choix d’armes à acheter chez les forgerons.
- Les bombes ! Je plaisante.
- La redondance de certaines missions


Le test a été effectué par notre cher Xbobo : merci à lui!

La note BlogFPS :

1 commentaires:

Par contre, tu ne parles pas du multijoueurs qui a eu droit aussi à ses améliorations... Avec différents modes de jeu, de nombreuses cartes... De quoi bien s'amuser entre fans-assassins. Complétement d'accord avec ce que tu dis. Ubisoft termine vraiment en beauté avec ce dernier volet...

Mr Spidey

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